Shiatsu et Reiki Val d'oise
Pratique illustrée de techniques de bien être
 
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Il n’y a pas le corps d’un côté, et la tête de l’autre.
Tension physique et tension psychique sont liées.


La mise en évidence de ces liens ouvre de nouvelles perspectives pour le retour à l’équilibre de santé.

Pour cela, voyons l’aspect psychosomatique du symptôme qui amène le patient à consulter.

Le symptôme est ici envisagé comme un signal, une résultante d’un cheminement unique à chacun, révélateur d’un état de mal être qui s’est élaboré petit à petit pour un certain nombre de raisons que le praticien en shiatsu ignore et qu’il va découvrir.

Ce n’est pas lui qui va en donner le sens.

A l’inverse, sans à priori sur sa signification, il va pratiquer un shiatsu complet dans l’ignorance des effets de la séance.
Ce sont les réponses propres à l’histoire de chaque patient, pendant et après les séances, qui vont en déterminer le sens. Ces réponses, venant du patient, vont permettre de faire un diagnostic à posteriori.
Les effets de la séance qui vont apparaître deviennent l’élément moteur, l’élément de référence.

On peut poser l’hypothèse que le symptôme naisse d’une dynamique inconsciente de changement, face à une situation personnelle sous jacente jusque là tolérée et qui devient tout à coup insupportable, sous l’impulsion d’un facteur déclenchant.
Disons même que quelque soit le symptôme, son apparition enclenche un processus pour se dire : « Tiens, qu’est-ce qui se passe là pour moi ? Que me montre mon corps ? qu’est-ce que je vais faire de cela ? ».

Lorsque le diagnostic médical ne conclue pas à une pathologie,
La prescription médicale d’un traitement symptomatique peut, dans certain cas, masquer la cause psychique du symptôme et donc refouler la problématique qui l’a fait naître, freinant ainsi la force motrice d’évolution, proposée par l’inconscient.

Supposons, par exemple, qu’un état d’anxiété psychique a conduit l’individu à éprouver des tensions intestinales jusque là tolérées et qu’une amplification de l’anxiété répercute la tension sur une autre zone du corps, produisant par exemple une douleur articulaire à l’épaule, ce qui l’amène à consulter son médecin.

La prescription médicale à ce stade d’un anti inflammatoire, va soulager la douleur de l’épaule mais va aussi avoir pour effet d’amplifier la tension initiale de la zone abdominale, tout en refoulant l’anxiété qui ne manquera pas de se manifester de nouveau sous une autre forme ou de la même manière.

EN PRATIQUE

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En l’absence de contre indication au shiatsu et après avoir donné le conseil de consulter un médecin afin d’éliminer toute possibilité de cause organique, le praticien prend comme fil conducteur « la façon dont le receveur vit la séance », ce qui ne l’empêche pas de déterminer au ressenti la qualité et les troubles de la circulation énergétique et les zones affectées.

Il effectue un shiatsu complet en accompagnant les réactions physiques et psychiques du receveur de manière non intrusive. Le praticien ne dirige pas, il accompagne avec les éléments dont il dispose, au fur et à mesure qu’ils lui sont révélés.

Sur le plan verbal, il pose un cadre d’écoute non directive, un espace sécurisant, de non jugement, incitant ainsi le receveur à pouvoir s’exprimer librement sur son ressenti et à se livrer en confiance, à son propre rythme et en référence à lui-même.

Cette qualité de présence du praticien semble renforcer l’aspect révélateur, réparateur et libérateur du shiatsu.

Le critère d’amélioration est la diminution de l’intensité et de la fréquence du symptôme, la disparition de celui-ci ou le passage à un symptôme antérieur à celui qui a fait consulter.
Au cours des 48 heures suivant la séance, ou pendant les 2 premières séances, la mobilisation de la circulation énergétique peut provoquer une phase de résistance de la tension (parfois accompagnée d’une libération émotionnelle dû au retour du refoulé), avant son relâchement qui produit le passage à un état de détente et de bien être.

Certains mécanismes de base en psychosomatique
semblent assez simples :
"La tension physique est le reflet d’une tension psychique"

Au départ, une anxiété, un choc affectif ou psychologique, une violence subie, une émotion mal vécue ou refoulée, un manque d’amour ou d’estime de soi se traduisent et se manifestent en premier lieu par une tension dans la zone abdominale.

Cette tension, si elle se prolonge, se répercute ensuite sur le diaphragme, entravant ses effets mécaniques de brassage abdominal et de mobilisation articulaire du bassin et de la colonne vertébrale (sur laquelle il s’attache), et peut se propager petit à petit soit sur les articulations (vertèbres, épaule, genoux, cou, bras) sous la forme d’une douleur, ou sous d’autres formes : migraine, nervosité, insomnie, difficultés relationnelles, allergie, manifestations cutanées (herpès, zona, eczéma), soit encore sous forme respiratoire (toux inexpliquée, respiration bloquée), ou enfin s’amplifier au niveau abdominal (gastrite, brûlures d’estomac, remontées acides dans l’œsophage pouvant entraîner des inflammations de la gorge, syndromes inflammatoires fonctionnels des intestins, ballonnements).

C’est à ce stade que le patient vient consulter.

Les facteurs psychiques qu’il peut exprimer apparaissent multiples, mélangés entre eux, sans liens apparents pour lui, avec un ou plusieurs facteurs déclenchant situés en amont du trouble (de quelques jours à plusieurs mois).
Les mécanismes de défense du moi l’incitent à minimiser l’aspect psychique et à ne pas faire de lien avec sa douleur ou son trouble physique.

Il va s’agir de clarifier et de mettre en évidence ces liens.

Le médecin peut être conduit, par l’application du diagnostic différentiel, à mener des investigations médicales (radiologiques, etc…), ou chirurgicales (arthroscopie, coelioscopie, coloscopie, etc…).

Ceci peut l’amener dans certains cas psychosomatiques à une escalade d’examens de plus en plus sophistiqués et coûteux, à la recherche d’une cause qui reste introuvable, pour finir par l’application d’un traitement symptomatique.

CAS 1 :

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Mr L. consulte un gastroentérologue pour des douleurs à l’estomac accompagnées de ballonnements et de crampes intestinales. Le médecin pose le diagnostic, par fibroscopie gastrique, d’une gastrite et donne un traitement antiulcéreux.

La persistance des signes cliniques pendant 2 ans le conduit à pratiquer 5 fibroscopies et à prescrire plusieurs séries de traitement antiulcéreux. A l’issue de cette période, il reçoit en consultation Mr L. qui se plaint toujours des mêmes symptômes et lui exprime le conseil de suivre une psychothérapie.

La non prise en compte du facteur d’anxiété de Mr L. pendant 2 ans, n’a pas permis la résolution clinique de ses troubles malgré l’efficacité du traitement et a conduit à une multiplication des actes médicaux.

CAS 2 :

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Mme F. occupe un poste d’employée de maintenance dans la clinique où je travaille en tant qu’infirmier.
Elle vient recevoir une séance de shiatsu parce qu’elle ne se sent pas bien dans sa tête et qu’elle a du mal à dormir.
6 mois plus tard, elle s’approche de moi et me dit : « tu sais, la séance que tu m’as donnée m’a fait vraiment le plus grand bien. Maintenant, je ne me laisse plus faire au travail et je m’affirme plus facilement.

Le retour d’information des effets de la séance peut se produire longtemps après.

CAS 3 :

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Mlle N. consulte un gastroentérologue pour une douleur abdominale. Elle se plaint également de crises régulières de céphalées et de douleurs vertébrales. Une échographie abdominale et plusieurs examens radiologiques restant sans résultats, il pratique une coelioscopie sous anesthésie générale sans rien trouver.1 mois plus tard, devant la persistance des douleurs, il propose à Mlle N. de faire une coloscopie (sous anesthésie générale).

Mlle N. décide alors de consulter un praticien en shiatsu.
Les 3 premières séances lui révèlent une zone insupportable au toucher autour de la quatrième vertèbre dorsale, la présence d’une anxiété et une sensation de colère de ne pas avoir été suffisamment écoutée dans son enfance.

Elle exprime ses difficultés de communication, sa peur de perdre son autonomie et son sentiment d’être envahie dans sa nouvelle vie de couple.
Une prise de recul et la mise en place d’une meilleure expression de ses ressentis et de ses besoins dans sa relation de couple apaisent rapidement son anxiété et sa colère. Les céphalées s’arrêtent en 2 séances.
Les douleurs abdominales persistent pendant 4 séances avant de disparaître.

La poursuite régulière de séances pendant 5 mois l’amène à un changement profond, à une nouvelle façon de se positionner dans ses relations et installe, petit à petit, un état de bien-être et de confiance.

L’apparition d’un trouble psychosomatique peut manifester un profond désir inconscient d’évolution qu’il convient d’exploiter.

CAS 4 :

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Mr R. souffre depuis 5 ans de multiples douleurs articulaires (épaules, coudes, genoux).
Il a tout essayé : le traitement anti inflammatoire prescrit par un rhumatologue, les infiltrations, l’acupuncture, la mésothérapie, l’ostéopathie, sans que rien ne le soulage.

A la première séance de shiatsu, pendant que je touche ses omoplates, il lui vient à l’esprit l’image de sa femme et le ressenti d’une peur qu’elle le quitte.
Il exprime que son père souffre d’une polyarthrite rhumatoïde très invalidante depuis longtemps et qu’il a peur de se retrouver en chaise roulante comme son père et que sa femme le quitte.
Leur relation de couple semble difficile.

Ils ont une passion commune pour l’escalade et le VTT qui rythme leurs vacances. Le reste du temps, ils se voient peu, car sa femme travaille de nuit dans un internat où elle reste dormir.
Il se retrouve souvent à se plaindre de ses douleurs, ce qui provoque des réactions agressives de sa femme.
Il se sent impliqué dans les difficultés relationnelles qu’elle éprouve dans son travail et par le fait qu’elle se laisse faire par les autres dans la répartition des plannings, car cela restreint encore plus le temps qu’ils peuvent passer ensemble.

Mr R. utilise les séances (pendant 8 mois) à parler de sa relation à sa femme et à vivre de profonds états de détente après chaque shiatsu.
Il comprend qu’il peut prendre du recul par rapport à ses colères.
Il apprend à ne pas se laisser envahir et à se différencier par rapport à elle, mais aussi par rapport à son père avec lequel il s’identifie, depuis son enfance, au travers de sa maladie.
Il découvre qu’il peut exprimer ses ressentis sans impliquer l’autre et les utiliser pour lui manifester ses besoins.
Il s’aperçoit que cela aide aussi sa femme à davantage s’exprimer et à se sentir en confiance non seulement avec lui, mais aussi dans son travail.

Ses douleurs articulaires ont disparu petit à petit.
Il a pris conscience que ses douleurs prenaient leur origine dans un état d’anxiété très ancien.
Il continue ses activités sportives et son couple s’est ressoudé.

Lorsqu’un symptôme a pour origine une anxiété, seule la prise en compte de celle-ci semble en permettre la résolution.