Shiatsu et Reiki Val d'oise
Pratique illustrée de techniques de bien être
 
PRATIQUER
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DOSSIER DE PRESSE
 

INTRODUCTION

   

Toucher est un art.

Il peut se décliner sous diverses techniques, et comme tout art, évoluer sous l’impulsion de différents apports, de synthèses et croisements, ou rester dans la continuité d’une tradition.

Si on se réfère à la musique, le jazz, le rock, ou la musique gitane, par exemple, sont nés à la croisée des chemins de différentes tendances musicales, lié à des phénomènes sociologiques.
Toute musique va se voir marquer par une évolution souvent due à des musiciens qui vont puiser parmi d’autres héritages que le leur, pour ensuite l’intégrer à leur propre source culturelle.

Toucher est un art qui s’apprend, tout d’abord dans un style donné, ce qui n’empêche pas par la suite d’aller voir comment cela se passe ailleurs.
Apprentissage d’une technique, mais aussi d’une attitude, d’une façon de se comporter.

Par delà les différences, il est possible de retrouver certains fondements, certains principes de base que je me propose de vous exposer.

Comment peut on soigner par le toucher ?
Quelles sont les effets du toucher ?
Comment peut-on communiquer par le toucher ?
Quelles sont les clefs pour « parler » avec le toucher ?

Le toucher est un instrument de notre vie quotidienne à la portée de tous.

Il est un merveilleux langage universel, au-delà des frontières.

C’est un sens qui joue la musique du cœur, c’est pourquoi le jargon des guérisseurs, ou celui des amoureux l’utilise.
Le développer peut être un bon moyen pour s’épanouir et exprimer notre sensibilité.

Cet écrit s’adresse tout autant aux professionnels du toucher, aux couples, aux parents, à tous ceux qui désirent maîtriser un langage avec lequel ils puissent s’exprimer pleinement.

COMMUNIQUER PAR LE TOUCHER

 

Nous avons tous un désir de communication, de relation et le langage de cette communication,
c’est l’amour.

 

LE TOUCHER ACCOMPAGNATEUR

 

Le toucher, par sa fonction de communication non verbale, offre la possibilité de mettre en jeu le corps dans un cadre qui peut inviter à l’écoute et à l’expression de soi.

 

LE TOUCHER REVELATEUR

 

Le toucher favorise l’émergence et l’expression de la dynamique profonde,
personnelle et authentique de l’individu.

 

LE TOUCHER REPARATEUR

 

Pouvoir être écouté et respecté dans une intimité, pouvoir être accompagné par le toucher en profondeur et en douceur, enfin, pouvoir se confier entre des mains bienveillantes favorise l’expression d’une authenticité à livrer, sans danger de se sentir jugé ou manipulé ou encore violenté.

 

LE TOUCHER LIBERATEUR

 

Le toucher fournit des points d’appuis pour se réapproprier
son espace intérieur et en prendre la maîtrise.

PLAN

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LES EFFETS DU TOUCHER EN THERAPIE :
la dimension psychosomatique du toucher
l’effet révélateur du toucher
l’effet réparateur du toucher
l’effet libérateur du toucher
l’effet unificateur du toucher
en résumé

LES CLEFS PRATIQUES DU TOUCHER :
la profondeur:
la lenteur
la globalité
l’accompagnement
la pression

le cœur

COMMUNIQUER PAR LE TOUCHER ( chapitre en cours de création )
les lois de la communication
le langage des sensations
les clefs pour bien communiquer

LES EFFETS DU TOUCHER EN THERAPIE

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LA DIMENSION PSYCHOSOMATIQUE DU TOUCHER

 

L’approche psycho corporelle accorde une attention à l’interaction entre le physique et le psychique.
Le toucher permet de mettre en jeu le corporel et le psychisme dans leurs interactions, ce qui semble apporter des réponses intéressantes, notamment dans le domaine des somatisations.

Le corps a un vécu et dans ce vécu s’inscrit l’empreinte psychique et émotionnelle de l’être.
Ce vécu résulte de pensées, de souvenirs, d’émotions parfois inconscientes mais que notre corps exprime quand même.
L’approche psycho corporelle par le toucher va laisser la place au corps pour s’exprimer et permettre ainsi de laisser remonter à la conscience des souvenirs ou des émotions enfouis dans le corps, fournissant ainsi un matériel qui va pouvoir être repris dans le verbal.

Le processus psychosomatique signifie le report d’un problème psychique sous une forme physique au niveau du corps.

C’est en quelque sorte un mécanisme de défense de l’inconscient, c’est-à-dire une solution trouvée par l’inconscient pour soulager l’esprit et détourner son attention. Le sujet, au lieu de se centrer sur ses problèmes psychiques, va tourner son attention vers ses maux physiques.

Créer un dialogue entre ce que dit le corps et ce que dit l’esprit va permettre des prises de conscience participant à la disparition du processus psychosomatique et au retour à l’équilibre.

La réponse au toucher est un matériau que le receveur va pouvoir utiliser, soit comme élément révélateur, soit comme élément réparateur, soit encore comme élément libérateur ou enfin comme élément unificateur.

L’EFFET REVELATEUR DU TOUCHER

 

Mise en place d’une dialectique :

Les touchers énergétiques (Shiatsu, Reiki, etc....) s’appuient sur une attitude globale du donneur.

Le donneur accompagne le mouvement énergétique du receveur avec le mouvement de son propre corps, le mouvement de la main n’étant que le prolongement du mouvement du corps. Ceci a pour effet de faire sentir au receveur sa globalité quelque soit la zone touchée par le donneur.

Ce repère permet au receveur de prendre conscience de ses ressentis (corporels ou psychologiques) de morcellement et de séparation.

Ceci rend possible un espace intérieur dialectique où différentes opinions intérieures peuvent participer, s’exprimer, être entendues et être réunies.
Ainsi, il peut s’établir en soi un consensus commun où malgré les différences d’opinions, chacun des personnages intérieurs peut être pris en compte et donner son avis plutôt que d’être rejeté pour non conformité à une normalité (Anzieu D., 1969, la dynamique des groupes restreints).

L’émergence de l’inconscient :

Cette mise en place crée les conditions favorables à une émergence des éléments inconscients et à une confrontation dialectique du conscient et de l’inconscient, préalable au processus d’individuation (Jung C.G., 1933, dialectique du moi et de l’inconscient).
Le toucher participe également à cette émergence en faisant venir à la conscience le refoulé du corps.

Le rôle du transfert :

« Là où il y a mouvement ou possibilité de mouvement, là il y a amour. Si nous bougeons, c’est que nous avons foi en nos déplacements vers ceux qui nous entourent. Notre désir profond est de rentrer en relation et l’essentiel de cette communication, c’est l’amour. »
(Dolto F., 1983, la foi au risque de la psychanalyse)

La relation au thérapeute dans la douceur, le respect, l’écoute et la confiance, rendue possible par la réalité vécue en séances de thérapie, constitue le ressort des transferts du receveur envers le thérapeute.

Le besoin de relation :

Le toucher renvoie le receveur à la façon dont il rentre en relation avec l’autre dans une situation de proximité et d’intimité.
La fonction de contact et de relation est un des besoins fondamentaux de la nature humaine.
Le mot toucher vient du mot tact, « tactile », contact.

Il est donc évident que le toucher dans le cadre d’une séance de thérapie met immédiatement en scène notre vécu de la relation à l’autre.
Dans le cadre d’un couple, dans la relation parent enfant, ou dans d’autres situations, il en va de même.

Mais ce qui peut à certains moments être très agréable dans la réception d’un toucher et même vécu comme une marque d’affection et d’acceptation peut aussi produire des situations d’incompréhension.

Imaginons par exemple que X touche Y avec toute la force de l’affection ou de la protection qu’il souhaite lui témoigner ou lui communiquer.
Y peut très bien, dans le même instant, être renvoyé à un vécu antérieur désagréable, ou à des émotions qui sont sans rapport avec la situation du moment.

Le ressenti du donneur est fondamentalement différent de celui du receveur et X doit accepter que l’effet produit par son toucher ne soit pas forcément celui qu’il escomptait.
dans ce cas, il lui est donné l’occasion de se mettre à l’écoute de Y.
Car ce sont parfois des moments uniques pour le receveur de se libérer de tensions du passé, peut être même oubliées par la conscience, mais que le corps, lui, n’a pas oublié.

Le toucher renvoie donc le receveur à la façon dont il rentre en relation avec l’autre.

Il peut même renvoyer à des périodes de la petite enfance où le toucher et la façon dont on est touché jouent un rôle dans la constitution de la personnalité et la conscience de soi (Montagu A., 1971, la peau et le toucher).

Grâce au toucher, on peut renforcer le sentiment de confiance dans la relation à l’autre et faciliter l’expression de nos ressentis, et même de choses retenues, contenues depuis longtemps, que l’on n’a pas pu exprimer.

Une réparation s’opère alors dans cette légitimité à exprimer librement ses ressentis, sans être jugé de cela, pour les accepter et se les réapproprier.

L’affirmation d’un mouvement de mise en relation qui puisse se faire dans la bienveillance et au bénéfice des deux interlocuteurs peut restaurer des vécus relationnels douloureux et permettre de se réapproprier de nouvelles possibilités, à l’effet réparateur.

L’EFFET REPARATEUR DU TOUCHER

 

Le besoin d’être touché :

Il est possible de parler de « dette en toucher » datant de la petite enfance où l’enfant peut ne pas avoir été suffisamment touché, cajolé, pris dans les bras ou touché de façon adéquate.
C’est aussi la qualité du toucher qui rentre en jeu.
Toucher son enfant pour l’habiller ou pour l’essuyer n’a pas forcément le même caractère que toucher son enfant en portant une grande attention à lui dans un geste d’amour ou dans une caresse apaisante.
Or, les touchers paternel et maternel de la petite enfance jouent un rôle fondamental dans la constitution de la personnalité.

Cette carence en toucher peut apparaître plus tardivement par manque de contact chez une personne en situation d’isolement.

L’isolement tactile peut se produire dans un couple lorsque le toucher est mis à l’écart de la vie du couple par pudeur ou par réserve liées à l’éducation reçue, ou lorsque le toucher est uniquement attribué au cadre de l’acte sexuel.
Cette absence de toucher produit une absence de communication non verbale dans la relation à l’autre.

Il est des touchers vécus comme un préjudice par le corps lorsque le toucher est associé à une douleur, à une souffrance morale ou physique ou à un acte traumatique.
Dans le service d’hospitalisation du centre médical Edouard Rist à Paris où je travaille en tant qu’infirmier, les patients viennent en suivi pour leur insuffisance rénale chronique. Certains ont été opérés jusqu’à 15 fois sur le même bras. Etre touché au bras peut leur induire une appréhension ou un malaise même lorsque le toucher est amical.

Quand le corps a servi de réceptacle à un traumatisme (qu’il soit physique ou moral), la personne peut parfois considérer son corps ou une partie de son corps associée à ce traumatisme comme étranger, séparé de lui, afin de se soulager d’une souffrance.
Le résultat peut en être une perte d’intégrité de la personnalité.

La réparation :

Le toucher est réparateur car il comble les carences en toucher, qu’elles datent de la petite enfance ou de la vie adulte.

Il est réparateur des vécus traumatiques du corps et des touchers agressifs ou violents.
Il inscrit dans la réalité de la personne un possible à être approché avec douceur, de façon respectueuse et agréable, un possible de se sentir entendu et compris.

Cette inscription se fait dans le vécu sensoriel du corps, et se constitue comme information sensitive.
L’action du toucher se situe au niveau d’une conscience corporelle qui fournit des informations à la conscience psychique pour se construire.

Image de soi et estime de soi :

C’est ainsi une image de soi qui est restaurée, qui est rendue légitime et positive, et qui vient renforcer l’estime de soi et la confiance en soi.

Le toucher énergétique est réparateur de cette image de soi pour deux raisons supplémentaires :

1)- Il souligne le schéma corporel dans son intégralité.

2)- Il invite le receveur à se situer dans sa globalité.
Il répare les situations où le receveur s’appréhende dans une sensation de morcellement,
de séparation ou de contradiction.
Il restitue à la personne une intégrité corporelle et par voie de conséquence une intégrité psychique.

Se retrouver dans un ressenti de globalité amène le receveur à revenir en profondeur dans son corps, dans son espace intérieur, ce qui lui fournit un point d’appui pour prendre du recul par rapport à ses émotions, plutôt que de les subir.

Cette notion de prise de recul est le moteur fondamental de toute thérapie.

Le toucher énergétique insiste particulièrement sur la notion d’écoute comme base de la communication verbale et non verbale.
Se sentir écouté, entendu, compris peut être réparateur d’un préjudice vécu, même datant de l’enfance.

Tous ces mécanismes peuvent aider à restaurer une image positive de soi, à soulager les vécus traumatiques de son corps, à réparer une dignité et une légitimité d’être, à se considérer dans l’estime de soi, et à combler de possibles carences en toucher de la vie passée et présente.

L’EFFET LIBERATEUR DU TOUCHER

 

En thérapie à médiation corporelle on peut observer dans le déroulement des séances qu’une libération se produit d’abord au niveau psychique avant d’être suivie d’une libération physique, concrétisée par une diminution de la fréquence et de l’amplitude de symptômes pathologiques lorsque ceux ci sont d'origine psychosomatique.

Le gain en intégrité :

Prendre la maîtrise de son espace intérieur est un des caractères qui marque l’évolution d’une thérapie, quelque soit la technique employée. Cette maîtrise signifie :

1) Parvenir davantage à identifier ses émotions et à prendre du recul par rapport à celles-ci, ce qui permet de mieux les utiliser dans la communication, dans la créativité et dans les prises de décisions.

2) Différencier davantage dans les relations ce qui m' appartient et ce qui est de l’autre.
Cela permet de moins se sentir impliqué ou concerné par le problème de l’autre et donc d’offrir une meilleure écoute qui améliore la qualité de ses relations.

Cette prise de recul par rapport à ses émotions et par rapport aux autres ne masque pas une indifférence.
Au contraire, elle témoigne d’une différenciation et d’une reconnaissance à la différence qui mènent à la tolérance, au rapprochement et à la compréhension de l’autre.

Un accord, une entente, à la fois intérieure et avec l’environnement, s’installe.
Ce n’est plus l’extérieur qui est perçu comme source de troubles ou de conflits.
Ce sont les appuis d’un accord intérieur et d’une cohérence qui deviennent générateurs d’une relation plus harmonieuse à l’environnement.

Le gain en espace intérieur :

L’affirmation d’une plus grande présence en profondeur témoigne également d’un gain en espace intérieur.

Partager la douceur, le réconfort, la confiance avec le thérapeute.
Etre écouté, entendu, accompagné, compris.

C’est une dignité à se sentir aimé, à aimer, à un possible d’aimer qui est restituée.

Rendre le verbe aimer possible élève à sortir d’une image négative qu’on a pu développer consciemment ou inconsciemment à son propre égard.

L'autonomie :

L’autonomie, c’est de pouvoir fonctionner, de pouvoir se construire avec ses propres références et ne plus avoir à se soumettre, à se rebeller ou tout simplement à être en réaction à la référence de l’autre et accroître ainsi tous les bénéfices mutuels de la relation à l’autre.

L’EFFET UNIFICATEUR DU TOUCHER

 

Le principe de globalité du toucher énergétique est pour le donneur, de laisser le mouvement de ses mains être conduit par le mouvement global de son corps, lui-même accompagnant le mouvement énergétique global du corps du receveur.

Ce principe permet au receveur de se percevoir dans sa globalité.

Ainsi toutes les parties du corps se trouvent réunies et intégrées dans un même ensemble.
Les différentes parties du psychisme se relient et se réunissent, dans une plus grande cohérence.

Cette perception globale de soi induit un sentiment d’unité.
Ce sentiment va servir de point d’appui pour se construire.
Cela semble correspondre aux principes du processus d’individuation Jungien
(Jung C.G., 1961, essai d’exploration de l’inconscient).
Ce processus consiste en une confrontation dialectique du moi et de l’inconscient dans leurs dynamiques respectives afin de créer un nouveau centre de la personnalité, reliant et réunissant les natures consciente et inconsciente.

EN RESUME

 

Nous avons vu les bénéfices que nous pouvons tirer de l’utilisation du toucher en thérapie en analysant la dimension psychosomatique du toucher.

Nous avons décrit les critères d’évaluation d’une thérapie.
Ces critères sont le développement des capacités à prendre du recul et à se réapproprier son espace intérieur.

Nous pouvons également définir un ensemble d’outils à mettre en place pour renforcer le processus d’autonomie dans le cadre de la thérapie.

Ces outils sont :

1) Comment rester centré sur soi dans la relation à l’autre.
2) Comment relier et unifier le corps et l’esprit dans un même ensemble.
3) Comment être présent dans son corps en profondeur et en globalité.
4) Comment agrandir, aménager et gérer son espace intérieur.
5) Comment développer une image positive de soi, et fortifier l’estime de soi.

LES CLEFS PRATIQUES DU TOUCHER

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LA PROFONDEUR

 

Avant propos :

Je vous décrit quatre principes pour accéder a la profondeur dans le toucher.
N.B. : ces principes sont également décrits dans la page : les clefs de l’énergétique.

La lenteur :
A chaque fois il s’agit de ralentir, parfois même dans une extrême lenteur pour trouver la profondeur.
Si le geste est immobile, comme en Reiki par exemple, il devient un point d’appui fixe à partir duquel la circulation de l’énergie peut se remettre en mouvement.
La globalité :
Le praticien en toucher qui utilise uniquement le mouvement de ses mains n’accède pas à la profondeur.
A l’inverse oui, si chaque mouvement des mains est accompagné, ou encore mieux produit, par celui du corps.
L’accompagnement :
Ce n’est pas le praticien qui va diriger le mouvement, il va se laisser guider par le mouvement de l’énergie, l’accompagner de celui de sa main et de tout son corps, et l’inviter à s’amplifier si nécessaire.
Le point d’appui fixe devient un accompagnement neutre.
Le principe de la pression :
Le Shiatsu est très efficace pour cela car il utilise la pression. Celle-ci va permettre d’accrocher l’énergie dans la matière et de la mobiliser. C’est une adhérence qui va solliciter l’énergie dans la profondeur.

La première clef d’accès à la profondeur est le fait de ralentir :

Toute discipline ou méthode de travail qui utilise la lenteur dans les mouvements corporels permet d’agir avec davantage de profondeur et de prendre conscience des sensations.

La deuxième clef pour accéder a la profondeur est la globalité :

C’est le fait de bouger toutes les articulations du corps dans une même simultanéité, un même mouvement. Par exemple, quand le bras bouge, le mouvement dans l’espace s’effectue en même temps avec les chevilles et avec la colonne vertébrale.
Si cela est fait de manière coordonnée, la sensation de profondeur vient.

N.B. : si vous êtes crispé dans les jambes pendant que vous bougez les bras, cette crispation va affecter l’ensemble et diminuer la profondeur. Il est donc important d’être détendu.

Plus vous arrivez à vous mettre dans la globalité, et plus vous allez obtenir de profondeur.
A cette globalité physique, on peut rajouter la globalité psychique et émotionnelle.

mouvement de la globalité physique


mouvement de la globalité psychique et émotionnelle

La troisième clef d’accès à la profondeur est l’accompagnement :

En laissant aller votre geste dans la détente et le relâchement sans y mettre de volonté, sans forcer, vous allez sentir davantage la profondeur.
L’accompagnement fait appel à la notion de « laisser faire ».
Avec la volonté, la conscience contrôle et choisit le mouvement, quitte à être en désaccord avec le corps et à forcer. Dans le laisser faire, c’est la sensation qui dirige le mouvement et la conscience se laisse conduire.
Il s’agit en réalité de trouver le juste équilibre entre maîtrise et spontanéité pour se laisser aller dans le geste afin qu’il devienne fluide.

La quatrième clef d’accès à la profondeur est le principe de la pression :

Le Shiatsu est très efficace pour cela car il utilise la pression. Celle-ci va permettre d’accrocher l’énergie dans la matière et de la mobiliser. C’est une adhérence qui va solliciter l’énergie dans la profondeur.

Encore faut-il trouver la pression juste !

Juste pour le praticien, car en utilisant la force, les muscles se crispent et on perd de la profondeur.
La pression juste s’obtient à partir de la globalité du corps. La main, le bras et tout le corps sont détendus et c’est le poids du corps qui va exercer une pression sur la main, par un effet de bascule.

effet de pression par bascule du corps en avant

Pression juste pour le receveur. En effet, s’il se trouve dans un état à caractère hystérique ou dispersé par les émotions, une pression forte va le soulager et peut même, par le retour à la profondeur, lui permettre de prendre du recul par rapport à ses émotions. Alors que, s’il est dans un vécu intérieur où il s’est senti blessé ou envahi dans son espace (par exemple, une agression physique ou verbale), une pression forte d’emblée peut être vécu par lui comme une intrusion malvenue. Le retour vers la profondeur devra se faire alors de façon progressive, avec délicatesse.

LE CŒUR

 

N.B.: Il existe des techniques comme le Reiki ou certains types de méditation qui s’attachent à développer cette dimension du toucher.

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