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PLAN
PREAMBULE LES
LOIS DE L'ENERGETIQUE LES
CLEFS DE L'ENERGETIQUE 1/
LES CLEFS POUR ACCEDER A LA PROFONDEUR 2/
LES CLEFS POUR ACCEDER A L'OUVERTURE
3/
QUELQUES EXERCICES 4/
L'ENERGIE EST EN MOUVEMENT EN
RESUME
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PREAMBULE |
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| «
La vie est aussi en partie un mystère.
Accepter cela engendre
une perte du contrôle que nous pensons avoir
sur les choses,
et en même temps, nous ouvre à appréhender
ce qui nous échappe. » |
J’entends
par énergétique, l’ensemble des
techniques basées sur le concept de l’énergie
(par exemple, le Taï Chi, le Qi Gong, l’Aïkido,
le yoga, le magnétisme, la médecine chinoise,
le Shiatsu, la bio énergie, la réflexologie,
la sophrologie, le Reiki, certaines thérapies
manuelles, etc...).
Le concept
de l'énergie (kî en japonais, chi en chinois;
traduire kî par énergie) n’appartient
pas au monde scientifique mais au domaine de la croyance
et des pratiques spirituelles. Prenant ses sources dans
la pensée chinoise du Tao, le kî représente
une substance non matérielle signifiant esprit
ou souffle de vie.
Différents systèmes de compréhension
de l’énergie se sont élaborés
suivant les civilisations et les cultures.
Ils représentent chacun à leur manière
des normes, des connaissances utilisées ensuite
par les autres.
Cela peut ouvrir un champ d’investigation à
notre écoute, que nous n’avions pas envisagé.
Pour maîtriser les informations données
par nos perceptions et leur donner un sens, il nous
est nécessaire d’avoir des systèmes
de compréhension.
Connaissances et perceptions se complètent pour
notre entendement des choses.
Notre pensée a besoin de concepts pour construire
sa logique et il est difficile de raisonner sans se
fier à des systèmes imaginés par
d’autres.
Ce sont des modèles, élaborés par
des individus à partir de leurs propres perceptions.
Il est intéressant de savoir s’en inspirer,
de les assimiler en tant que fruit d’un travail
de l’humanité et aussi de s’en dégager
pour trouver sa propre expression. Rien ne dit que votre
conviction personnelle n’est pas tout aussi valable
que la référence communément admise
qui reste, je le répète, la création
d’un individu.
Souvent, les écoles de formation dispensent un
modèle qu’il faut défendre à
tout prix car il assure la cohérence et l’unité
de l’enseignement. Cela devient une norme, un
label qui rassemble, auquel il faut se plier.
Ces normes sont nécessaires pour avoir un échange
possible dans un langage commun.
Et pourtant, si vous entendez qu’il existe une
note de musique entre le la et le la bémol et
que vous êtes le seul à l’entendre,
cela ne veut pas dire que cette note n’existe
pas. Elle est votre vérité car elle fait
partie de vos perceptions.
Le nier pour rester en conformité à la
norme serait alors limitatif, non créatif et
sans caractère novateur.
Les perceptions et l’écoute peuvent
se développer.
Le langage du corps est construit sur la base
de deux sensations : «agréable/bien-être»
et «désagréable/douleur».
En psychosomatique, on peut voir souvent, parmi les
paramètres d’apparition des sensations
de douleur au niveau du corps, celui d’un reflet,
d’une expression de contenus émotionnels
non conscients (cf. texte : Shiatsu, une autre vision
du symptôme).
Il existe un nombre important de sensations que l’on
peut affiner, conscientiser, et ainsi enrichir un véritable
langage non verbal.
L’énergétique est une croyance qui
vient souligner une ou des perceptions de quelque chose
que l’on nomme énergie et que l’on
essaie après d’expliquer, souvent avec
difficulté.
Certains systèmes exposent l’énergie
(le kî en japonais, chi en chinois) comme circulant
dans le corps par un ensemble de canaux appelés
méridiens (médecine chinoise), d’autres
parlent de l’existence de corps énergétiques,
en correspondance avec le corps physique, la psyché
et les émotions. D’autres encore voient
l’énergie en regard d’une explication
métaphysique.
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LES LOIS DE L'ENERGETIQUE |
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La médecine
chinoise, basée sur la philosophie du
tao, décrit l’énergie comme un absolu
universel (le tao), qu’il n’est
pas possible d’atteindre ni de se représenter,
représentatif d’une unité où
« tout est un et un est tout
» et régissant avec les mêmes lois
l’ordre de l’univers (macrocosme) et l’homme
(microcosme).
Cette énergie va se densifier et ainsi se manifester
dans la matière, en perdant cette unité.
Elle est alors évoquée sous la forme de
deux forces instables le yin et le
yang. Celles-ci sont liées car
représentant deux aspects dissociés d’une
même chose : le tao. Elles évoluent ainsi
entre elles sous la forme de cycles, chacune contenant
l’autre et cela de manière infinie (ce
qui donne une infinité de combinaisons), chacune
s’éteignant après son apogée
en donnant naissance à l’autre.
Cette énergie est décrite comme circulant
chez l’homme par un ensemble de canaux principaux
appelés méridiens et de ramifications.
Le propos de la médecine chinoise, du Shiatsu
et des disciplines basées sur le yin et le yang
(Taï chi, Qi Gong, etc..) est de maintenir l’équilibre
de cette circulation et de la mobiliser (car elle a
tendance à stagner, c’est-à-dire
à se bloquer, en cas de problèmes. Pour
donner un sens large à ce terme, problème
signifie : ce qui ne va pas dans le sens de l’unité).
Cet équilibre va favoriser un retour vers l’unité
de l’absolu et renforcer l’état de
santé en stimulant les forces d’auto guérison
du corps.
Le Shiatsu se distingue de l’acupuncture,
bien sûr par l’utilisation du toucher (cf.
texte : les clefs du toucher), mais aussi dans sa méthodologie,
par l’application systématique d’un
soin complet de l’ensemble des méridiens.
L’effet est de stimuler la circulation
globale de l’énergie ce qui rééquilibre
automatiquement le yin et le yang (par exemple, les
zones de vide se remplissent tandis que celles de trop
plein se remettent en mouvement).
Cette mobilisation
dissout les blocages, un peu comme le courant d’une
rivière qui entraîne tout sur son passage.
La vie est mouvement et lorsque celui-ci se bloque,
il se produit une stagnation de l’énergie,
engendrant des zones de moindre vie dans le corps et
des troubles physiques ou psychiques.
Le shiatsu donne l’optique d’une approche
globale où l’équilibre de santé
ne peut s’atteindre que dans la considération
de l’inter relation entre l’homme et son
environnement, entre son corps et son esprit, entre
sa façon de penser, de se comporter, de vivre
ses émotions et l’impact que cela produit
sur le corps, entre le personnel et l’universel.
C’est une même réalité
énergétique qui va animer la
vie, sous un aspect densifié dans la matière
(le tissu osseux étant le lieu de la plus grande
densité) et sous des formes subtiles pour la
pensée et les émotions.
L’énergie en se densifiant façonne
la matière qui, à son tour, agit sur l’énergie.
Nos pensées, nos vécus, nos émotions
vont ainsi influer sur la matière du corps (par
exemple, on va voir un dos vieillir, en se calcifiant
dans une courbure avant, chez quelqu’un qui a
eu tendance à trop se plier à la volonté
des autres, ou des épaules se rigidifier vers
le haut suite à des peurs répétées).
L’énergie devient alors dans sa consistance,
dans son organisation, le témoin de la vie psychique
et émotionnelle, un lieu de non forme où
s’inscrivent des mémoires, des empreintes
de notre vécu, de nos émotions prépondérantes,
des événements heureux ou traumatisants
de notre vie.
Ces mémoires sont une sorte d’inconscient
corporel, elles vont avoir tendance à venir à
la conscience sous l’effet du Shiatsu.
Lorsque vous avez mal à la hanche
ou au dos, vous allez voir votre médecin.
Je rappelle ici que seul un médecin à
la capacité, la légalité de poser
un diagnostic, de prescrire et conduire les investigations
ou actions thérapeutiques nécessaires
au rétablissement de la santé.
Il est important, quelque soit le symptôme, de
toujours se diriger vers un avis et un recours médical.
Le Shiatsu (et autres techniques dites“ médecines
douces“) ne peuvent être envisagés
qu’en complément, en accompagnement d’une
démarche médicalisée, et dans le
sens d’une responsabilisation du patient sur son
équilibre de santé.
Donc, vous consultez votre médecin qui va
examiner l’aspect local (radiographie), éliminer
ou diagnostiquer d’éventuelles causes générales
responsables du trouble. En l’absence de pathologie,
il va prescrire un traitement symptomatique (par exemple
des anti inflammatoires), un traitement mécanique
(immobilisation, repos, rééducation),
ou chirurgicale dans les atteintes les plus graves.
En énergétique, le trouble
n’est pas considéré comme l’affection
d’un point particulier mais comme la partie émergente
d’un ensemble de points qui, agencés entre
eux, forment une structure donnée (en bio énergie,
on va parler par exemple de cuirasses énergétiques),
une empreinte énergétique, une mémoire,
reflet de notre vécu inconscient du corps.
En cela, l’énergie renvoie à observer,
non plus seulement une zone, mais l’état
des relations d’un ensemble englobant le corps,
l’esprit et l’univers, qu’on va progressivement
traiter, point par point.
Ce n’est plus la localisation du symptôme
qui prend un sens mais ce qui l’a amené.
Comment en est-on arrivé là ? Que s’est-il
passé dans la globalité du vécu
psychique et émotionnel pour que l’empreinte
énergétique en vienne à se refléter
sous cette forme dans la matière ?
L’approche énergétique
peut devenir une approche psychosomatique en
mettant en relief cette relation du corps, du vécu
et de l’esprit. Il n’y a plus le corps d’un
côté, et la tête de l’autre.
L’appui de ce lien à l’universel,
à l’énergie, renforce le sentiment
d’unité de l’être et sa conscience
d’en être porteur.
Réunir et intégrer cette part universelle
de soi à une plus grande profondeur relance une
circulation de l’énergie en nous.
Ce sont alors des sortes de voiles, de filtres qui tombent
nous offrant une nouvelle acuité sur les choses.
Ce qui nous manque, par définition, nous n’en
avons pas conscience.
Ces voiles se retrouvent dans la perception énergétique,
et ce qui est intéressant, est qu’on va
pouvoir agir dessus pour s’en libérer !
Par exemple, on pense savoir aimer parce qu’on
se base sur les exemples de fonctionnement des gens
qu’on a vu évoluer autour de soi (l’identification
est un des principes de construction de la personnalité),
alors que dans certains cas, ces personnes ne se sont
pas vraiment respectées ou bien qu’elles
étaient empreintes d’une certaine froideur
ou même d’une violence.
Ce n’est qu’au contact de sensations d’unité,
de douceur, d’harmonie qu’on va prendre
conscience d’un potentiel en soi, ignoré
jusque là.
Prendre sa place, apprendre à
s’exprimer et à être soi, ne pas
s’effacer devant la volonté de celui qui
cherche à nous contraindre ou à nous façonner,
voilà le travail de l’enfant devenu adulte.
Ce sont les forces de cette dynamique que la circulation
de l’énergie va stimuler aussi.
Ce qui fait l’efficacité du praticien
en Shiatsu, ce n’est pas ses aptitudes
de diagnostic en médecine chinoise, c’est
sa capacité à mobiliser l’énergie
sur tout les plans de l’être, à atteindre
par son toucher les aspects les plus denses, les plus
profonds et ceux les plus subtils (psychisme et émotions),
les plus universels.
La recherche des clefs de l’énergétique
peut se résumer par cette formule : découvrir
les moyens d’accéder à la profondeur
et de s’ouvrir au subtil, à l’universel
; aller dans la profondeur et développer l’ouverture.
Alors, l’énergie est mobilisée dans
toute sa globalité et son unité.
D’autres approches énergétiques,
basées sur les données ésotériques
du yoga, distinguent quatre corps énergétiques
principaux pour décrire l’énergie
: le corps éthérique relié au corps
physique, le corps astral reflet des émotions,
le corps mental lié au psychisme, et le corps
causal (dimension spirituelle de l’être)
en correspondance à l’universel.
Là aussi, le mouvement de l’énergie
est défini comme allant vers une densification.
Les événements psychiques et émotionnels,
qui vont aller soit dans le sens de l’unité
de l’être ou bien à son encontre,
se manifestent d’abord sous forme d’énergie
éthérée (subtile), puis ils vont
petit à petit se matérialiser dans la
densité de la matière.
C’est cet état d’unité ou
de dissociation qui va être perçu dans
l’énergie.
Chaque corps est appréhendé dans sa correspondance
avec les autres, aligné, en équilibre
avec eux, ou bien altéré.
Cette vision ouvre aussi aux notions de formes pensées
et d’action des pensées à distance.
Il y a aussi le regard des religions
sur ces concepts universels :
Dieu est l’entité symbolisant un absolu
créateur, un tout, une unité. Il est porteur
d’amour miséricordieux, inconditionnel.
Des rituels vont permettre de canaliser, de se relier
et se connecter à la référence
adoptée afin de pouvoir se fondre dans son amour,
et retrouver son unité.
L’énergie vue par les
spiritualités :
Chacun devient porteur en soi de ce tout, fragment de
ce tout.
Des icônes et des symboles vont donner consistance
à cet absolu non représentable.
Différents personnages (anges gardiens, guide
de lumière, etc..) peuvent y être représentés.
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LES CLEFS DE L'ENERGETIQUE |
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La clef est donc de s’ouvrir à
la profondeur
et à l’universel en soi et de les réunir. |
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| C’est
un double mouvement vers la profondeur et vers
le subtil. |
Intégrer
le lien à l’universel et le laisser
se manifester dans la matière
stimule la circulation énergétique
sur les plans physique et psychique. |
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NOUS ALLONS
VOIR DANS LES PARAGRAPHES SUIVANTS :
Les clefs d’accès à la profondeur
Les clefs d’accès à l’ouverture
Quelques exercices pratiques pour sentir l’énergie
Une application pour sentir l’énergie
en mouvement |
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1/ LES CLEFS POUR ACCEDER
A LA PROFONDEUR |
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Le
mouvement vers la profondeur permet d’ancrer l’énergie
dans la matière.
Pour cela, le Taï Chi, le Qi Gong, le yoga sont
des exemples de pratiques efficaces (parmi d’autres).
Elles combinent le geste, la pensée, le souffle
et la lenteur. C’est-à-dire qu’un
geste lent, dont le mouvement est fait en conscience,
accompagnée de la respiration, va mobiliser l’énergie
dans la profondeur. Ces quatre éléments
peuvent être utilisés séparément
ou tous ensemble.
L’utilisation du souffle est décrite dans
le texte : « 70 recettes pour bien respirer ».
a) La première clef d’accès
à la profondeur est le fait de ralentir.
Toute discipline ou méthode de travail qui utilise
la lenteur dans les mouvements corporels permet d’agir
avec davantage de profondeur et de prendre conscience
des sensations.
b) La deuxième clef pour accéder
à la profondeur est la globalité.
C’est le fait de bouger toutes les articulations
du corps dans une même simultanéité,
un même mouvement. Par exemple, quand le bras
bouge, le mouvement dans l’espace s’effectue
en même temps avec les chevilles et avec la colonne
vertébrale.
Si cela est fait de manière coordonnée,
la sensation de profondeur vient.
N.B. : si vous êtes crispé dans les jambes
pendant que vous bougez les bras, cette crispation va
affecter l’ensemble et diminuer la profondeur.
Il est donc important d’être détendu.
Plus vous arrivez à vous mettre dans la globalité,
et plus vous allez obtenir de profondeur.
A cette globalité physique, on peut rajouter
la globalité psychique, émotionnelle et
universelle.
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| mouvement de la globalité
physique |
mouvement de la globalité
psychique, émotionnelle, universelle |
c) La troisième clef d’accès
à la profondeur est l’accompagnement.
En laissant aller votre geste dans la détente
et le relâchement sans y mettre de volonté,
sans forcer, vous allez sentir davantage la profondeur.
L’accompagnement fait appel à la notion
de « laisser faire ».
Avec la volonté, la conscience contrôle
et choisit le mouvement, quitte à être
en désaccord avec le corps et à forcer.
Dans le laisser faire, c’est la sensation qui
dirige le mouvement et la conscience se laisse conduire.
Il s’agit en réalité de trouver
le juste équilibre entre maîtrise et spontanéité
pour se laisser aller dans le geste afin qu’il
devienne fluide.
d) pour accéder à la profondeur
dans le toucher, les principes vont être les mêmes.
Il va s’y ajouter celui de la pression.
La globalité :
Le praticien en toucher qui utilise uniquement le mouvement
de ses mains n’accède pas à la profondeur.
A l’inverse oui, si chaque mouvement des mains
est accompagné, ou encore mieux produit, par
celui du corps.
La lenteur :
A chaque fois il s’agit de ralentir, parfois même
dans une extrême lenteur pour trouver la profondeur.
Si le geste est immobile, comme en Reiki par exemple,
il devient un point d’appui fixe à partir
duquel la circulation de l’énergie peut
se remettre en mouvement.
L’accompagnement :
Ce n’est pas le praticien qui va diriger le mouvement,
il va se laisser guider par le mouvement de l’énergie,
l’accompagner de celui de sa main et de tout son
corps, et l’inviter à s’amplifier
si nécessaire.
Le point d’appui fixe devient un accompagnement
neutre.
Le principe de la pression :
Le Shiatsu est très efficace pour cela car il
utilise la pression. Celle-ci va permettre d’accrocher
l’énergie dans la matière et de
la mobiliser. C’est une adhérence qui va
solliciter l’énergie dans la profondeur.
Encore faut-il trouver la pression juste !
Juste pour le praticien, car en utilisant
la force, les muscles se crispent et on perd de la profondeur.
La pression juste s’obtient à partir de
la globalité du corps. La main, le bras et tout
le corps sont détendus et c’est le poids
du corps qui va exercer une pression sur la main, par
un effet de bascule.
 |
effet
de pression
par bascule du corps en avant |
Pression juste pour le receveur. En
effet, s’il se trouve dans un état à
caractère hystérique ou dispersé
par les émotions, une pression forte va le soulager
et peut même, par le retour à la profondeur,
lui permettre de prendre du recul par rapport à
ses émotions. Alors que, s’il est dans
un vécu intérieur où il s’est
senti blessé ou envahi dans son espace (par exemple,
une agression physique ou verbale), une pression forte
d’emblée peut être vécu par
lui comme une intrusion malvenue. Le retour vers la
profondeur devra se faire alors de façon progressive,
avec délicatesse.
e) Description des perceptions de l’énergie
dans la profondeur.
L’énergie s’écoule
dans une sensation d’épaisseur, dans des
mouvements très lents (un peu comme la sensation
visuelle d’une coulée de lave en déplacement).
L’énergie qui circule en profondeur produit
une sensation de chaleur dans les mains et le corps
(ressentie de façon plus intense dans les zones
qui ont besoin de se remplir d’énergie),
ainsi qu’une sensation de détente, de relâchement
et de bien être physique, voire parfois de plénitude.
Au moment où un blocage se dissout, le mouvement
de l’énergie qui se recrée peut
induire la perception d’un courant fluide sur
toute une partie du corps.
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2/ LES CLEFS POUR ACCEDER
A L'OUVERTURE |
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L’énergie
circule de l’éthéré
vers la densité,
du subtil vers la profondeur.
Il est toujours moins facile de sentir et d’accéder
au subtil qu’à la profondeur.
Sentir le subtil est plus une question d’ouverture
du cœur, d’ouverture de conscience
à l’universel. |
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a) On retrouve
les mêmes clefs que pour la profondeur :
lenteur, globalité, accompagnement.
b) La clef du volume.
Si je reprends l’exemple
des mouvements du praticien en Shiatsu ou du pratiquant
en Taï Chi, il va s’agir de percevoir une
sensation de volume au delà du corps, et sentir
ainsi l’aspect de l’énergie émotionnelle,
psychique et universelle.
c) Le détachement de l’ego.
Pour cela, on peut faire appel à des
techniques de méditation (centré sur le
cœur, centré sur le regard intérieur,
la méditation zen, l’intériorisation,
la contemplation, la prière, etc...)
Il s’agit de créer en soi un état
de vacuité, de silence, et de laisser passer
les pensées sans les retenir, ni les contrôler.
Petit à petit, un détachement intérieur
s’installe et laisse place à un état
de conscience où l’universel, une dimension
plus vaste de soi, va pouvoir s’exprimer. Il est
question de se connecter, de se relier à cette
dimension et de former un pont (un canal) afin que son
énergie puisse se manifester.
d) description des sensations de l’énergie
dans le subtil.
L’énergie
est dans une sensation de volume, de fluidité.
- Au
niveau psychique :
|
sensation de
clarté d’esprit |
| - Au
niveau émotionnel : |
sensation de douceur, de
sérénité, d’apaisement,
d’amour. |
| - Au niveau universel
: |
sentiment d’unité,
de globalité. |
L’énergie
peut être perçue sous forme de lumière
(aux autres niveaux également).
On peut avoir des sensations de vagues qui vont traverser
la matière.
Je vous donne ces indications mais, en fait, chaque
praticien devra décoder ses propres perceptions
afin de leur donner une signification. de cette façon,
elles deviendront porteuses d’informations.
Ce décodage est personnel à chacun.
Il se fait avec l’expérience, par analogies,
par associations, par les retours du receveur.
Le praticien pourra
trouver ainsi quelles sensations énergétiques
sont associées à la peur, la colère,
la tristesse, la joie, l’apaisement, la nervosité,
l’anxiété, l’amour, la douleur,
l’inflammation, etc...
De nombreux événements psychiques ou corporels
peuvent être ainsi ressentis et décryptés
au niveau énergétique.
C’est un véritable langage non verbal qui
peut s’acquérir.
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3/ QUELQUES EXERCICES |
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| L’énergie
suit le geste, la pensée et le souffle. |
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prise
de yang (à l’inspiration,
sentez l’énergie du ciel descendre) |
prise
de yin (à l’inspiration,
sentez l’énergie de la terre monter)
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| mains jointes,
l’énergie circule en circuit fermé
|
circulation
simultanée du yin et du yang |
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Imaginer
le volume d’un ballon entre les mains
les écarter et les rapprocher avec lenteur
sentir comme une résistance
(expansion/rétraction) |
échanger
dans le personnel et l’universel |
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4/ L'ENERGIE EST EN MOUVEMENT |
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On
peut décomposer ces mouvements en quatre possibilités
afin de les travailler.
Cette prise de conscience effectuée, on pourra
les laisser se combiner entre eux de façon spontanée.
- Possibilités 1, 2 et 3 : les 3 axes
possibles de l’espace géométrique
(1= avant/arrière, 2=
droite/gauche, 3= haut/bas)
- Possibilité 4 : expansion/rétraction
(comme un ballon qui se gonfle et se dégonfle).
On peut commencer
par une séance de relaxation (afin d’induire
un état de détente) où on place
son attention (sa présence) dans les tissus osseux
du corps (lieux de la plus grande densité).
Assis ou allongé, le corps immobile, on
va imaginer les corps énergétiques se
déplacer très lentement sous la forme
d’un volume, à partir de l’axe central
du corps, et les inviter à aller le plus loin
possible dans l’espace, puis à revenir
vers le centre.
1°) déplacement dans l’axe
gauche/droite.
| Le
corps physique reste immobile tandis que les corps
énergétiques se déplacent |
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| déplacement à gauche |
puis retour au centre |
déplacement à droite,
puis retour au centre |
2°)
Même exercice : déplacement dans l’axe
haut/bas.
Déplacement vers le haut, puis retour au centre.
Déplacement vers le bas, puis retour au centre.
3°) Même exercice : déplacement
dans l’axe avant/arrière.
Déplacement vers l’avant, puis retour au
centre.
Déplacement vers l’arrière, puis
retour au centre.
4°) déplacement en expansion/rétraction.
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| expansion |
rétraction |
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EN RESUME |
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Nous avons pu voir que les clefs de l’énergétique
sont donc de s’ouvrir à la profondeur
et à l’universel en soi et de les réunir.
Nous avons exposé l’intérêt
des outils de la lenteur, de la globalité et
de l’accompagnement.
Nous avons souligné l’importance de toujours
effectuer un soin complet dans l’approche du
toucher énergétique.
Nous avons observé les mouvements de l’énergie
et comment les travailler.
Et enfin, nous avons vu qu’il est possible de
développer et décoder les sensations
énergétiques et créer ainsi un
véritable langage non verbal.
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