Shiatsu et Reiki Val d'oise
Pratique illustrée de techniques de bien être
 
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DOSSIER DE PRESSE
N.B.: ce texte a été écrit pour les étudiants en Shiatsu

 

QU'EST LE SHIATSU ?

   

Le Shiatsu n'est pas une médecine au sens occidental du terme, mais plutôt une technique naturelle de bien être. Les effets sont contrôlables, sans aucun risque pour la personne.

Le Shiatsu est une thérapie manuelle de tradition japonaise, qui trouve son origine dans la médecine chinoise. Shiatsu signifie "pression des doigts".

Le Shiatsu est basé sur un système complet et cohérent qui définit le corps humain à travers un réseau de méridiens parcourus par une énergie appelée kî en japonais.

Le Shiatsu a pour but de faire circuler l'énergie et rétablir un état d'équilibre dans l'organisme.

L’écoute du Shiatsu

   

Le praticien en Shiatsu pourra dans sa pratique, davantage faire appel à des notions de laisser faire plutôt que de volonté.

Ceci le conduira à être en accord non seulement avec les notions de "vouloir / non vouloir" de la philosophie du Tao (base de la médecine chinoise) mais également avec les principes d'autonomie et de réalisation de soi de la psychologie moderne.

Cela va placer le praticien en situation d'agir sans intention, dans un accompagnement du receveur et de ce qui se passe pour lui, sans volonté de décider pour lui, ni de le diriger. mais plutôt dans une écoute à partir de laquelle va se construire son Shiatsu.

L'effet en est que le receveur devient le point de départ des mouvements accompagnateurs du donneur, construisant ainsi un véritable dialogue.
Par exemple, ce n'est plus le praticien qui exerce une volonté de pression, un poids sur sa main, mais c'est lui qui "prend appui" sur le receveur, c'est le receveur qui génère un mouvement esquissé à deux, comme un pas de danse gracieux, reflet de l'unité provisoirement retrouvé du yin et du yang.

Pour le receveur, c'est une occasion de se sentir écouté, peut être même entendu, une opportunité pour se laisser aller (et donc de laisser faire!), un temps où il peut trouver en lui, par cette écoute dont il est devenu le centre, ses propres réponses émergées de son for intérieur, dans le respect des limites et du rythme qui lui sont propres.

Il est en quelque sorte invité à se plonger dans une écoute intérieure, car son attention n'est pas captée par une intervention extérieure, mais par une sollicitation dont il est la source.

Cet accompagnement du praticien lui permet également d'éprouver un sentiment de confiance qui renforce ses capacités à s'abandonner sans crainte dans la relation avec l'autre.

En pratique, cela veut dire quoi pour le praticien ?

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Tout d'abord cela veut dire de toujours donner un Shiatsu complet, le plus globalement possible, pour laisser les choses ouvertes.

Ensuite cela signifie mettre son "ego" de côté, et accepter que même s’il a diagnostiqué un déséquilibre énergétique possible, il doit à présent laisser cette idée de côté tout en la gardant à l'esprit, et se placer dans une situation où il effectue un Shiatsu dans le but de refaire circuler les énergies du corps de façon globale.

Une situation où il ignore quels vont être les effets de la séance, où il ignore le cheminement que va prendre le processus d’amélioration de l’équilibre de santé du receveur.
Une situation où la seule condition de son travail est de réaliser un Shiatsu complet afin de rééquilibrer les énergies et où le reste ne lui appartient pas.

Une situation où il écoute, accompagne, il est un acteur du dialogue à part entière mais il n'est pas le décideur. Bien au contraire, s'il s'efface et disparaît aux yeux du receveur, c'est que sa prestation a été parfaite, car ainsi il a laissé faire les choses au lieu de les décider, et le receveur s’est alors senti sollicité par son intérieur et non par une intervention extérieure.

A chaque fois que le praticien place une volonté, une intention, non seulement il met en jeu ses propres énergies, mais il empêche l'énergie de circuler dans le processus qui lui est propre et qui lui échappe.

A l'inverse, une pratique qui accompagne dans un laisser faire, conduit le donneur à lui même recevoir, et le fait profiter d'une stimulation de la circulation de ses propres énergies.

Moins il met l'intention de diriger les choses et plus l'énergie va être libre de circuler dans sa dynamique d'équilibre nécessaire du moment présent.

Evidemment les nécessités économiques de notre société ne favorisent pas tout ceci.
Car le patient vient voir le praticien dans le but d'avoir un résultat donné, et il est légitime pour le praticien d'avoir la crainte de ne pas satisfaire la demande du patient et donc de ne pas le voir revenir.

De plus cette demande du patient peut facilement le conforter dans une situation de « pouvoir », où c'est lui qui détient la solution, c'est d'ailleurs le fonctionnement de certains intervenants dans le domaine de la santé!

LA DEUXIEME CONDITION DU LAISSER FAIRE :

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La deuxième condition du laisser faire du praticien est d'arriver à se placer le plus possible dans sa globalité.
Plus le donneur est dans sa globalité, et mieux l'énergie du receveur peut circuler dans des conditions de globalité.

Cela veut dire que chaque pression, chaque étirement, chaque mobilisation du Shiatsu n'a plus uniquement un effet sur le point, sur la zone que l'on touche mais sur le corps tout entier.
Et c'est justement respecter l'esprit du Tao qui place la vision de la circulation énergétique de l'homme dans un contexte global.

Cela fait appel tout d'abord à la notion de hara (zone de l’abdomen considéré en orient comme le centre de l’être).
Par exemple le mouvement de pression du praticien ne se limite pas à un mouvement de la main mais met en jeu son centre, le hara.

Le mouvement du praticien prend donc naissance chez le receveur, sujet de l'écoute, et le praticien l'accompagne non pas par un simple mouvement de sa main, mais par un mouvement de tout son corps et de son hara.

Tout ceci profite bien évidemment au receveur mais aussi au praticien!
En étant centré de la sorte, chaque Shiatsu donné stimule la circulation des énergies du praticien.
Plus il pratique dans le laisser faire, sans intentions, et moins il se fatigue.